Le sentiment de la nature
Maggy Freres
Affirmé, tonique, synthétique, le geste pictural installe des rythmes forts, des profondeurs
de lumières, de subtiles présences de l’ombre.
Coloriste vigoureuse, interprète des métamorphoses saisonnières, l’artiste joue d’une palette franche
et généreuse, dans son rapport sensible à la nature.

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Autodidacte, Maggy Freres revient en province de Luxembourg, nouvelle étape d’un parcours qui aura traversé la Belgique de part en part, pour prendre fréquemment la direction du sud : Arlon à quatre reprises, Virton, Chiny, Bouillon… Originaire des bords de Meuse, elle compte aujourd’hui plus de cinquante ans de peinture.
Attachée à des valeurs classiques de composition, à des constructions en équilibre, à des harmonies souplement modelées, l’artiste pratique une peinture de plein air qui rend d’autant plus vibrante et spontanée sa perception impressionniste de la nature. Elle y explore la lumière, la traduit en taches vigoureuses qui personnalisent sa vision d’une réalité volontiers transposée.
Quand la couleur devient matière, qu’elle se nuance en touches largement brossées, la virtuosité d’exécution conduit à l’abstraction, proche d’une sorte de tachisme habilement contrôlé. A l’écart de toute fadeur, de toute sensiblerie, le langage se synthétise et gagne en densité. La Provence rayonne, l’Ardenne dissimule ses forces latentes, les terres du Condroz respirent à profusion.
Le peintre Marie Howet écrira ces quelques mots : « Je vous félicite sincèrement, d’autant plus que c’est à vous seule que vous devez votre art ». |